11.6.1994
Slalom en canoë (K1, C1)
Penrith
Australie 🇦🇺
Jessica Fox
Meilleurs résultats :
+ 7 titres de championne du monde
+ 3e place aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016
+ 2e place aux Jeux olympiques de Londres 2012
Où et quand as-tu commencé à pagayer ?
Mes premiers souvenirs de kayak remontent à l’époque où j’étais encore toute petite. C’était au club de Marseille Mazargues, en France, dont mon père était le fondateur et où ma mère s’entraînait. Vers l’âge de dix ans, j’ai participé à quelques stages d’été avec le club de L’Argentière-la-Bessée. J’ai commencé à m’entraîner régulièrement à 12 ans, sur le bassin de Penrith.
Tes deux parents étaient des kayakistes accomplis. Était-ce une source de motivation ou te sentais-tu plutôt sous pression ? Ou les deux ?
Les débuts ont été difficiles, car on attendait forcément certaines choses de moi, la fille de deux champions. Je pense que c’est pour ça qu’au début, je n’avais pas très envie de pagayer. Mais dès que je me suis assise dans un kayak, j’ai adoré ça. Et quand j’ai commencé à faire des compétitions, j’en suis complètement tombée amoureuse ! Lors de mes premiers championnats du monde juniors, à Foix en 2010, j’ai ressenti encore un peu plus de pression, mais je voulais vraiment prouver que je pouvais réussir en tant que kayakiste à part entière, indépendamment de qui étaient mes parents. Et puis, mes parents n’ont pas concouru dans deux disciplines, ce qui me distingue aussi d’eux.
Quel est ton bassin préféré ?
Parmi les bassins artificiels, celui de Londres ; parmi les naturels, celui de Bourg-Saint-Maurice.
Quel est ton plus beau souvenir ?
Je garde de très beaux souvenirs de mon premier stage junior, quand j’ai découvert les rivières et les bassins européens avec mes amis.
Et puis, j’ai vécu tellement de moments formidables en compétition, dont les meilleurs sont sans doute ceux des Jeux olympiques.
Quelle est la meilleure et la pire partie de l’entraînement ?
Ce que je préfère, ce sont les séances techniques ludiques, jouer avec l’eau, apprendre de nouveaux passages et s’entraîner sur des bassins difficiles ! Ce que j’aime le moins, c’est la salle de sport et les séances difficiles de lactate. Mais le sentiment qu’on éprouve une fois que c’est fini est génial !
As-tu déjà descendu une rivière en kayak plastique ?
Ça fait quelques années. Je suis allée à Bourg-Saint-Maurice et sur la Pallaresa, en Espagne. J’adore descendre les rivières (tant qu’elles ne sont pas trop difficiles), admirer de beaux endroits et des paysages pittoresques.
Qu’aimes-tu faire quand tu ne pagayes pas ?
Quand je ne suis pas dans mon bateau, les médias, mes engagements envers les sponsors, le travail et les études m’occupent pas mal. Mais pour m’amuser, j’aime aller à la plage ou me promener dans la forêt près de chez moi ; j’aime tout simplement sortir pour découvrir les beautés de notre pays !
Quand je suis chez moi, j’aime retrouver des amis pour un grand petit-déjeuner au café.
Et pour me détendre, j’aime cuisiner, lire, regarder Netflix ou peindre (même si je suis vraiment nulle, ça m’amuse quand même).
Tu préfères le kayak ou le canoë ?
Ça dépend. Je viens de recevoir un nouveau kayak, alors en ce moment, c’est le K1 qui l’emporte !
Est-ce un avantage de concourir dans plusieurs disciplines ?
Je pense que oui. L’avantage, c’est qu’on descend le bassin plusieurs fois ! Mais c’est aussi plus exigeant, mentalement comme physiquement. Et parfois, quand il y a des compétitions chaque semaine, on n’a pas le temps de s’entraîner suffisamment bien dans les deux disciplines. Mais je pense que j’ai énormément appris en combinant deux disciplines et surtout, j’apprécie la variété des entraînements.
Qui est la meilleure kayakiste du monde ?
Je dirais que ces dernières saisons, un jour c’est Ricarda Funk, le lendemain c’est moi.
Qui aimes-tu suivre sur Instagram ?
Joe Clarke, parce qu’il a un chien vraiment trop mignon !
Canoe Slalom Fails, parce qu’on fait tous des erreurs et que rire, c’est bon pour la santé :)














































