Date de naissance

4.9.1997

Discipline

Slalom en eau vive K1

Piste à domicile

Prague-Troja

Pays

République tchèque 🇨🇿

Amálie Hilgertová

Où as-tu commencé à pagayer ?

Au début, je ne pratiquais qu’occasionnellement, le plus souvent avec mes parents pendant les vacances. Plus tard, les amis de mes parents m’ont appris à pagayer chaque été. Autrement dit, je n’ai pas commencé à Troja, mais maintenant, j’adore cet endroit.

 

Pourquoi fais-tu du kayak ?

Pourquoi est-ce que je pagaye ? Hmmm. J’aime jouer avec l’eau. J’adore réussir le bon coup de pagaie au bon moment et être propulsée exactement là où je veux, avec un minimum d’effort. Ajoutez à cela l’esprit de compétition et la concentration, et vous obtenez un mélange dangereusement addictif. Mais le plus important, ce sont les gens qui gravitent autour de ce sport : c’est grâce à eux qu’il est si amusant !

 

Quand tu étais petite, tu faisais de l’équitation. Pourquoi le slalom en eau vive a-t-il fini par l’emporter ? 

Je me suis mise à l’équitation par moi-même et j’ai été complètement prise par cette activité. Il y a eu des périodes où j’étais à l’écurie sept jours sur sept et où je n’en avais jamais assez. J’ai même commencé à participer à des compétitions amateurs, mais mes parents m’emmenaient parfois sur l’eau. Puis, un jour, ils m’ont emmenée à Wave, où je me suis fait de super amis. J’ai vu que, même si je ne consacrais pas encore beaucoup de temps à l’eau, j’étais au niveau des enfants qui pratiquaient depuis quelque temps et que je pouvais concourir avec eux. Ça m’a beaucoup motivée. Grâce à mes parents, beaucoup de gens me connaissaient aussi et j’ai tout de suite fait partie de la communauté. Ce n’était pas vraiment le cas à l’équitation : là-bas, j’étais une petite fille de plus, étrangère, qui aimait les chevaux. Je ne connaissais pas grand monde et je n’avais pas le niveau des enfants qui montaient depuis leur plus jeune âge en vue de faire un jour de la compétition. Je dirais donc que l’envie de concourir et de gagner, ainsi que les amis, m’ont tout simplement fait changer de sport.

 

Qui a le plus influencé ta carrière ? 

C’est très difficile de citer une seule personne. Grâce aux amis de mes parents, j’ai été encadrée par beaucoup de gens. J’ai bien sûr commencé avec mes parents, mais au bout d’un certain temps, ça ne marchait plus, parce que je piquais de terribles colères contre eux. Alors ils m’envoyaient toujours en stage et j’étais contente, parce que je ne pouvais plus bouder qui que ce soit et que j’étais avec d’autres enfants. Je dois absolument citer les Petříček, qui m’ont emmenée à mon tout premier stage à Paraplíčko, puis Zdenka Grossmanová, qui m’a appris non seulement le slalom, mais aussi la descente, et avec qui nous avions une super bande de jeunes. Kuba Pruher m’a appris l’esquimautage, Pavlík Kubričan m’a expliqué que je faisais tout de travers, mais il a eu la patience de m’apprendre à tout faire autrement, et enfin, Jířa Prskavec m’a appris pratiquement toute la technique avancée. Je suis maintenant entraînée par Michal Buchtel, qui fait aussi partie de l’équipe Hiko, et je dois dire que je ne pourrais pas être plus ravie. Notre groupe est le meilleur du monde :)

 

Quelle est la meilleure et la pire partie de l’entraînement ?

Ma réponse ne va sans doute rien révolutionner. Je déteste les entraînements sur l’eau en hiver. Quand Prague est toute grise, on n’a envie d’aller nulle part et il faut aller patauger dans l’eau froide : c’est tout simplement affreux. Heureusement, tout au long de l’hiver, on sait qu’on va partir au chaud en stage, et là, c’est tout le contraire, c’est génial. On se coupe complètement du reste et on ne pense qu’à l’entraînement. En plus, on retrouve tous les copains de l’eau, et c’est comme un monde à part où l’on s’évade chaque hiver. C’est aussi le moment d’apprendre de nouvelles choses, et c’est amusant de voir comment elles se mettent peu à peu en pratique.

Quel est ton parcours préféré ?

Mon parcours préféré est bien sûr celui de Troja. C’est là que j’ai appris à jouer avec l’eau. C’est le parcours que je connais le mieux au monde, donc je n’ai pas besoin de pagayer autant et je peux davantage tirer parti de l’eau. J’aime aussi beaucoup Penrith, en Australie, où nous passons la majeure partie de l’hiver. La vague principale, au milieu du bassin, est géniale. Récemment, j’ai aussi pris goût au parcours d’Ivrea, qui combine une rivière naturelle et un bassin artificiel.

 

Qui est le ou la meilleur(e) kayakiste au monde ? 

Sans aucun doute, mon entraîneur, surtout en théorie : il décrit toujours tout à toute allure comme un champion du monde :D En ce moment, je dirais que chez les kayakistes, c’est Jess Fox, qui a récemment rejoint l’équipe Hiko, puis Rici Funk. Dans leurs descentes de compétition, elles ont toutes les deux des moments où l’on ne peut que rester bouche bée et se demander : comment est-ce possible ? Mais je dirais qu’il y a beaucoup de gens inspirants dans le monde du slalom, et ce serait dommage de ne citer que ceux qui remportent des médailles.

 

Quels sont tes prochains projets et tes objectifs ?

Je n’aime pas me fixer des objectifs à long terme, parce que je pense qu’il faut savoir s’adapter dans la vie, mais j’ai bien sûr quelques rêves. J’aimerais énormément participer un jour aux Jeux olympiques, mais chaque chose en son temps.

 

Qu’est-ce que tu préfères regarder sur Instagram ?

J’adore les bandes dessinées drôles. Mes comptes préférés sont « safelyendangered » et « LizClimo » : ils me font toujours rire et me mettent de bonne humeur. J’aime aussi beaucoup le projet « zanormalniholky ».

 

Qu’aimes-tu faire quand tu ne pagayes pas ?

Je me promène avec mes chiens, je lis des livres et je voyage avec mes amis. J’aime aussi faire du yoga et du ski.